Archive | Saints et Bienheureux- Français RSS feed for this section

Ste. Thérèse de Lisieux Partie 3- J’entre dans la vie

2 Jan

On voit dans cette conclusion de ma série d’articles sur la vie de Ste. Thérèse le vertu, l’amour, et la sainteté également étonnants de Thérèse de Lisieux, mais aussi on voit son humanité émouvante qui nous donne la chance de faire partie de son histoire, ce qui fait partie de notre propre histoire chrétienne. C’est une histoire qui comprend nos joies et nos douleurs, tout en relation avec Dieu et sa création. Dès le début de sa vie carmélite, Ste. Thérèse a vécu cette souffrance et cette joie, souvent ensemble. Elle est morte jeune et reste de nos jours un personnage écclésial populaire mais aussi souvent mécompris.

…Depuis le début de novembre je n’ai pas pas pu écrire d’article ici. Je viens de finir mon cinquième cours en philosophie (cela en Philosophie greque et la tradition chrétienne), auquel j’ai très bien réussi. Ensuite, j’ai reçu des nouvelles que j’avais été envoyé comme l’associé aux Pères Basiliens, l’ordre religieux auquel j’appartient, a Cali, en Colombie, pendant près de six mois à partir du 5 janvier, 2008 (J’y vais dans 4 jours!). Je vous demande vos prières et je prierai pour vous aussi, peuple de Dieu, pendant que j’accomplis cette prochaine étape dans ma formation pour éventuellement devenir prêtre.

Les premières tâches de Thérèse au Carmel étaient le lavage et le balayage des planchers. Le balayage était plus difficile, surtout quand Thérèse rencontrait des toiles d’araignée; elle avait horreur des araignées. Thérèse a perservéré en dépit de cela et de la maladie de son père qui s’empirait. Des crises cérébrales successives avaient entraîné Louis vers la démentie. Deux mois après l’entrée de Thérèse au Carmel, Louis est disparu de Lisieux, mais il a été retrouvé par Céline et par Isidore Guérin au Havre, à 60 km de chez lui. Les crises cérébrales de Louis ont recommencé en août, 1888, différant donc la prise d’habit de Thérèse. Elle a pris l’habit le 10 janvier, 1889; elle avait tout juste seize ans. Louis a pu participer à la cérémonie, et Thérèse s’est aussi rappelée de la neige pure blanche qui tombait dehors qui était de la même couleur de son habit de novice. Thérèse, avec son amour de Dieu et de Sa création humaine qui était aussi pur que la neige fraîche, a ajouté «et de la Sainte-Face» à son nom religieux. Le nom additionel était un moyen de s’en souvenir de la promesse de Dieu qui allait s’accomplir, même si Thérèse a passé la plupart de sa vie carmélite en obscurité, remplissant les moindres tâches avec un amour surpassant, bien que le Ciel se voyait au mieux en obscurité. (1 Cor. 13,12)

La santé de Louis a continué à diminuer. Céline voulait aussi devenir Carmélite, mais elle est restée avec Léonie chez-elle pour soigner leur père. Louis a été hospitalisé au Bon Sauveur de Caen jusqu’à ce qu’il est devenu immobile dans une chaise roulante. Pendant cette humiliation, l’esprit de Louis est devenu impuissant comme celui d’un enfant, et Céline et Léonie ont souffert avec lui. Thérèse a écrit plusieures lettres à ses soeurs à l’extérieur du Carmel pendant ce temps, leur rappelant de sa compassion pour elles et pour Louis malgré des suggestions que Louis avait été abandonné par ses filles carmélites. Thérèse a écrit notablement qu’«une journée…passée sans souffrance est une journée perdue». (LT 47) Quand Louis est retourné à Lisieux en 1892 pour y terminer sa vie terrestre, Céline a pris le rôle d’infirmière. Elle poussait souvent la chaise roulante de Louis dans le jardin de la Musse, la propriété des Guérin près de Lisieux. Louis Martin a été apporté au monastère pour y visiter ses trois filles carmélites une dernière fois le 12 mai, 1892. Là, il a chuchoté à peine les mots «au Ciel». (Thérèse of Lisieux, Œuvres Complètes, Chronologie, p.1491) Deux ans plus tard, il a été complètement paralysé par une nouvelle crise cérébrale. Louis a reçu l’Extrème Onction le 27 mai, 1894. Il a souffert une grande crise cardiaque dix jours après cela, et il est mort en paix le 29 juillet, 1894, âgée de 70 ans. Thérèse a écrit que la mort de Louis l’a permis de monter vers l’union éternel avec Dieu, et que pour elle-même la phrase de la Prière du Seigneur, «Notre Père, qui êtes aux Cieux», a eu une encore plus grande signification. (cf. Ms. A, 75v°)

Céline a ainsi notifié ses soeurs carmélites de la mort de Louis: «Papa est au Ciel». Thérèse a écrit plus tard que «Dieu (l’avait) donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre.» (LT 261) Ces mots sont inscrits au dessus des tombeaux de Zélie et de Louis derrière la Basilique Ste. Thérèse à Lisieux. La cause jointe de la canonisation de Zélie et de Louis Martin a été ouverte en 1960, et les parents de Thérèse ont été déclarés Vénérables par le Pape Jean-Paul II le 26 mars, 1994. Un miracle attribué à leur intercession est requis pour leur béatification, et deux miracles sont nécessaires pour leur canonisation.

Le 14 septembre, 1894, suivant la mort de Louis, Céline est entrée au Carmel sous le nom de Soeur Geneviève de la Sainte-Face (éventuellement elle a été renommée Soeur Geneviève de Ste. Thérèse). Elle a pris plusieurs pièces de son équipement de peinture et de photographie avec elle. Donc, Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus reste le saint le plus photographié jusqu’à nos jours. Une cousine, Marie Guérin, est aussi entrée au Carmel, prenant le nom de Soeur Marie de l’Eucharistie le 15 août, 1895. Les Soeurs Geneviève de la Sainte-Face et Marie de l’Eucharistie étaient deux des cinq novices confiées à Thérèse, qui était maîtresse des novices en tout sauf le titre. Elle s’est renoncée à son droit aux positions officielles pour répondre aux soucis que les quatre soeurs Martin et leur cousine pourraient exercer trop d’influence dans la communauté.

En 1894 et 1895, Thérèse a écrit et a joué le rôle principal dans deux pièces de théâtre à propos de la Bienheureuse Jeanne d’Arc (canonisée en 1920), «La mission de Jeanne d’Arc, ou La bergère de Domrémy écoutant les voix», suivie de «Jeanne d’Arc accomplissant sa mission». Faisant voeu d’obéissance à Jésus, à Marie, à Joseph, et à Mère Agnès de Jésus (sa soeur, Pauline, qui était devenue prieure), Thérèse a écrit son premier manuscrit autobiographique entre janvier, 1895, et janvier, 1896, sur la demande de Mère Agnès, qui avait aperçu que Thérèse partageait plusieurs souvenirs de son enfance et a donc demandé à Thérèse d’écrire ses récollections dans un simple cahier ligné. En plus, en 1895, Thérèse s’est offerte spontanément à l’Amour Divine, une force si grande que cela peut conquérir tout pêché, comme un braisier consomme une goutte d’eau. (cf. Ms. C, 36r°; Pri 6, 1v°/2r°)

Soeur Marie du Sacré-Coeur, la soeur aînée de Thérèse, a demandé a Thérèse de rédiger par écrit sa doctrine d’enfance spirituelle et de confiance complète en Dieu. Le récit résultant est devenu le Manuscrit B de sa future autobiographie. Thérèse l’a écrit en septembre, 1896, pendant sa retraite annuelle pour l’anniversaire de sa profession. Ce serait la dernière retraite de même pour Thérèse, qui avait commencé à souffir de la tuberculose. Entre le Jeudi Saint et le Vendredi Saint de 1896, Thérèse a craché le sang pour la première fois. Elle a interpreté cela comme le premier appel de Dieu qui l’acceuillait au Ciel: «C’était comme un doux et lointain murmure qui m’annonçait l’arrivée de l’Époux.» (Ms. C, 5r°)

Le premier signe concret de la tuberculose a été revélé beaucoup plus tard. Pour plusieurs mois, Thérèse a accompli ses fonctions ordinaires sans se plaindre, en dépit de son toux et de sa fièvre élevée. Elle a fait correspondance avec deux prêtres missionnaires, le Père Adolphe Roulland et l’Abbé Maurice Bellière, qui avaient des difficultés en discernant leurs vocations, et Thérèse a aussi écrit son troisième manuscrit autobiographique, une chronique de sa vie religieuse qui allait être utilisée comme une longue nécrologie, ou circulaire, selon la coutume pour honorer les Carmélites décédées. Quand elle a été portée à l’infirmerie le 8 juillet, 1897, le Manuscrit C a été laissé inachevé. Les dernières pages avaient été écrites au crayon parce que Thérèse était trop faible pour tremper un stylo dans l’encre. Comme tous ses manuscrits autobiographiques, le troisième s’est terminé avec le mot «amour». Les dernières lettres notées de Thérèse ont été écrites à l’Abbé Bellière, qui, en août, 1897, a été dit que Thérèse n’avait qu’un mois à vivre. Thérèse, infirme, l’a écrit, «Je ne meurs pas, j’entre dans la vie.» (LT 244)

Les souffrances physiques de Thérèse ont peut-être été dépassées par sa déteresse spirituelle. Elle avait du mal àvoir la gloire du Ciel. Ses écrits et ses paroles compilés par Mère Agnès de Jésus (Pauline) et intitulés les Derniers Entretiens communiquent un espoir à la vie éternelle de laquelle Thérèse se sentait à grande distance. Thérèse de Lisieux est morte en agonie le 30 septembre, 1897. Elle est morte seule comme le Christ sur la Croix: «Mon Dieu…Pourquoi m’avez-vous abandonné?» (Mathieu 27,46) En hoquetant, Thérèse a dit ses derniers mots: «Mon Dieu, je vous aime!» (CJ 30.9) Elle s’est levée la tête de l’oreiller pour environ le temps nécessaire pour réciter le Crédo avant de retomber et de prendre son dernier souffle. Elle a maintenu son sourire angélique, et elle tenait son crucifix si fort qu’il avait besoin d’être arraché de ses mains après sa mort pour préparer son corps pour l’enterrement. (cf. CJ 30.9, notes de Mère Agnes de Jésus)

Thérèse, qui a été canonisée le 17 mai, 1925, devant 60 000 pélerins à Saint-Pierre-de-Rome, a promis qu’elle allait «passer (son) Ciel à faire du bien sur la terre» (CJ 17.7), et sa mission continue. Léonie est entrée aux Soeurs de la Visitation pour de bon en 1899. Elle est morte en 1941, puis elle est devenue le quatrième membre de la famille Martin, après Ste. Thérèse et les parents, Louis et Zélie, à être soit canonisé, soit à être en voie de canonisation. Mère Marie de Gonzague a écrit dans le registre du Carmel de Lisieux après la mort de Thérèse: «Les neuf ans et demi que [Thérèse] a passé avec nous laisse nos âmes resplendissantes avec les plus beaux vertus avec lesquels la vie d’une Carmélite pourrait être remplie. Une modèle parfaite d’humilité, d’obéissance, de charité, de prudence, de détachement, et de dévotion, elle a accompli la tâche difficile de maîtresse des novices avec une sagacité et une affection que rien ne pouvait égaler sauf son amour pour Dieu.»

Le 17 octobre, 2007, a été le dixième anniversaire de la proclamation de Ste. Thérèse de Lisieux comme le trente-troisième Docteur de l’Église par le Pape Jean-Paul II. Dans sa lettre apostolique «Divini Amoris Scientia» («La science de l’Amour Divin»), ce pape a reconnu l’universalité du message et de la doctrine de Ste. Thérèse: «Sa personne, son message évangélique de la ‘petite voie’ de la confiance et de l’enfance spirituelle ont reçu et continuent de recevoir un accueil surprenant, qui a franchi toutes les frontières…La force de sa doctrine vient de ce qu’elle montre concrètement comment toutes les promesses de Jésus trouvent leur plein accomplissement dans le croyant qui sait accueillir avec confiance en sa vie la présence salvatrice du Rédempteur.»

Je suis témoin à l’influence que l’intercession de «la plus grande Sainte des temps modernes», selon le Pape Pie X, a eu sur ma propre vie et discernement vocationnel. On demande que Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face continue à veiller sur nous et à prier pour nous. Nous le demandons au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Je souhaite à tout le monde une bonne année 2008. D’ailleurs, aujourd’hui est le 135e anniversaire de la naissance de Ste. Thérèse de Lisieux et aussi le jour de fête du patron de mon ordre religieux, la Congrégation de St. Basil (ou les Pères Basiliens). St. Basil le Grand et St. Grégoire Nazianzen, priez pour nous…

WRS

Ste. Thérèse de Lisieux Partie 2- Que je L’aime

2 Jan

Le premier article de cette série sur Ste. Thérèse de Lisieux a commencé avec des détails de la jeunesse de Louis et de Zélie Martin, les parents de Ste. Thérèse.

Malheureusement, Zélie est morte après une lutte prolongée contre le cancer du sein en 1877, à l’age de 46 ans. Suivant la mort de sa femme, Louis a déménagé avec sa famille à Lisieux. Aidé par son beau-frère et sa belle-sœur, là il a élevé ses cinq filles avec de l’amour et avec de la patience. Les deux aînées Martin, Pauline et Marie, sont devenues religieuses carmélites à Lisieux. Thérèse a désiré de les joindre au Carmel, et a fait une demande d’entrée quand elle n’avait que quinze ans.

Cette deuxième partie se termine de presque là même manière que le premier article: en tragédie. Pendant la chute de Louis vers l’infirmité mentale et physique, l’un des mentors et amies les plus proches au Carmel, la Sœur Geneviève de Ste. Thérèse, est morte pendant une épidémie d’influenza en décembre, 1891. Thérèse a relié la mort de cette sainte religieuse et celle de sa mère. Néanmoins, Thérèse avait un sens de la joie malgré ses souffrances et celles de sa famille et de sa communauté religieuse. Pendant toute la vie de Thérèse, l’Enfant Jésus était continuellement relié à la Sainte Face de la Passion de Notre Seigneur.

On demande l’intercession continue de celle qui a vécu son nom religieux jusqu’à la perfection. Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, prie pour nous…

Louis Martin et ses cinq filles ont déménagés à Lisieux en novembre, 1877, à une maison appelée Les Buissonnets que le frère de Zélie, le pharmacien Isidore Guérin, louait et qui se situait près de son propre domicile. Louis a été aidé par Isidore et par Céline, la femme d’Isidore, à élever ses enfants. Un veuf à 54 ans, Louis montrait son amour profond envers ses filles sans les gâter. Marie était surnommé «le diamant», Pauline, le «deuxième mère» de Thérèse, était «le perle», Léonie avait «le bon coeur», Céline était «la courageuse», et Thérèse était «la Petite Reine» de Louis. Pendant toute sa vie, Thérèse conféra de même manière des termes royaux à son père. Alors, Louis était pour Thérèse «le Roi de France et de Navarre», ou, plus simplement, son «Roi Chéri». (cf. LT 51, 63, Ms. A, 21r°)

Quatre ans après l’établissement des Martin à Lisieux, Thérèse et Céline sont devenues pensionnaires à l’abbaye bénédictine Notre-Dame-du-Pré. Les religieuses bénédictines ne sont pas souvent associées avec l’éducation, mais à cause des lois anti-cléricales qui étaient devenues de plus en plus restrictives après la Révolution Française, elles ont ouvert des écoles privées pour rester viables financièrement. Les années que Thérèse a passé a l’abbaye étaient généralement tristes. Thérèse était plusieurs niveaux en avant des autres filles de son age dans la plupart des sujets, à l’exception de l’orthographe, de la grammaire, et des mathématiques. Elle a excellé en apprenant le Catéchisme, et dans son enfance Thérèse avait presque mémorisé l’œuvre classique du 15e siècle sur la dévotion religieuse, l’Imitation du Christ. Cependant, son intelligence prodigieuse ainsi que sa personnalité introspective l’a fait un objet de la dérision des autres étudiantes qui étaient envieuses d’elle. (cf. Ms. A, 23r°)

Peu de personnes comprenaient Thérèse, qui était un enfant souvent solitaire. Elle avait quand même une relation spéciale avec Dieu; elle n’allait pas plus de quelques minutes sans penser à Lui, et selon ses écrits de plus tard, elle n’avait pas besoin de directeur spirituel pour renforcer le lien entre elle-même et le Seigneur. Néanmoins, l’ostracisme à l’école avait commencé à contribuer à la diminution de la santé de Thérèse. Elle a souffert des maux de tête épouvantables, et son état émotionnel fragile était un souci continuel.

À l’age de neuf ans, Thérèse a été donnée sa mission et le nom qu’elle prendra dans sa vie religieuse. Elle est allée avec sa famille visiter le monastère carmélite comme elle faisait régulièrement. La prieure, Mère Marie de Gonzague, a demandé à Thérèse quels étaient ses loisirs, en étant rappelé de la grande timidité de Thérèse en plus de sa dévotion spirituelle qui lui menait à passer beaucoup de temps à genoux en priant à côté de son lit. Thérèse a répondu qu’elle pensait à Dieu. Sur la demande de la Mère Prieure, Thérèse a spécifié ce qu’elle pensait à propos de Dieu: «Rien, mais seulement que je l’aime.» Thérèse avait développé un fort lien avec le Christ, mais elle aurait eu de la difficulté à perdre son beau nom, Thérèse, une fois qu’elle était entrée au Carmel. Parce que son nom avait déjà été utilisé par la réformatrice carmélite Ste. Thérèse de Jésus, et alors en mesure de respect ce nom ne devrait pas être réutilisé, Mère Marie de Gonzague a suggéré à Thérèse de prendre le nom Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus. (Ms. A, 31r°) Donc, Thérèse a été donné le nom religieux auquel elle avait rêvé, et elle a été mise sur le chemin vers sa vocation de l’amour.

Le nom de Thérèse a été bien choisi; elle s’est donnée, comme sa patronne, pour l’amour de Dieu et pour le salut des âmes. Louis l’appelait ainsi «Thérésita» (LT 11), d’après la nièce de Ste. Thérèse d’Avila, qui était entrée au monastère à l’age de seulement neuf ans. Le père de Thérèse s’assurait que sa benjamine était attentif surtout quand le nom de Ste. Thérèse était mentionné pendant la Messe. Dieu avait appelé le nom de Thérèse, et cela était évident depuis son enfance. Une soirée, Louis retournait chez lui venant de la maison d’Isidore Guérin avec Thérèse, qui a regardé vers les étoiles et a aperçu une constellation en forme d’un T. Dans son autobiographie, Thérèse a écrit: «Je faisais voir [les étoiles] à Papa en lui disant que mon nom était écrit dans le Ciel… Je mettais ma petite tête en l’air ne me lassant pas de contempler l’azur étoilé!» (Ms. A, 18r°) Dans le passage biblique d’où elle a tiré cette réflexion, Luc 10:20, Jésus fait rappeler à ses disciples, «Réjouissez et soyez heureux, parce que vos noms sont écrits dans le Ciel». De nos jours, ce passage est récité en Vêpres le jour de fête de Ste. Thérèse de Lisieux, le 1 octobre.

Dieu avait un plan spécial pour Thérèse, mais il semblait qu’Il allait la prendre au Ciel au milieu de son enfance. Quand Thérèse n’avait pas même dix ans, Pauline, sa sœur, son guide spirituel, et sa confidente, s’est jointe aux Carmélites de Lisieux. Cet évènement, couplé avec l’absence prolongée de Louis, qui était allé à Paris, a plongé Thérèse, déjà fragile émotionnellement, vers une grave maladie nerveuse entre mars et mai, 1883. Plusieurs médecins ont doutés qu’elle allait survivre, à plus forte raison guérir. Sa maladie n’a jamais été diagnostiquée avec précision. Thérèse a eu un court répit de la mystérieuse maladie, en sorte qu’elle a pu visiter Pauline dans le monastère en avril, mais ensuite sa santé s’est de nouveau détériorée. Louis, Marie, Léonie, et Céline ont commencé une neuvaine à Notre Dame des Victoires, mais la santé de Thérèse ne s’est pas améliorée. À côté du lit de leur sœur le jour de Pentecôte, le 13 mai, 1883, Marie, Léonie, et Céline ont pétitionné Notre Dame de sauver la vie de Thérèse. Dans la chambre de Thérèse, Louis, sur la demande de Zélie, avait placé il y avait des années une figure de Ste. Marie qui avait été en dehors de la maison Martin à Alençon. Pendant que ses sœurs priaient, Thérèse a regardé vers la statue, puis elle s’est élevée du lit. Elle a vu Marie souriant vers elle, et elle a été complètement guérie. Cette figure de Ste. Marie, qui reste maintenant au Carmel de Lisieux, est connue depuis la guérison de Thérèse au printemps de 1883 comme «Notre Dame de la Sourire». (Ms. A, 30r°)

Les maux de tête de Thérèse ont persisté, et une mère qui aurait pu contribuer à sa stabilité émotionnelle la manquait toujours. Louis a embauché un tuteur privé, Valentine Papinau, pour enseigner à Thérèse à partir de 1886, terminant donc ses années à l’abbaye bénédictine. En même temps, Thérèse souffrait d’une crise de scrupules d’où elle s’inquiétait de toute action imparfaite de sa part, peu importe la gravité souvent minimale, qui pouvait offenser Dieu. Marie a même eu besoin de limiter le nombre de «pêchés» que Thérèse confessait. Ceci a duré jusqu’en octobre, 1886, mais elle n’a reçu la consolation complète qu’en octobre, 1891, quand le Père Alexis Prou, prêchant une retraite au Carmel de Lisieux, l’a assuré qu’elle n’avait jamais commis de pêché mortel.

Noël de 1886 a été un point tournant dans la vie de Thérèse Martin. Retournant de la Messe de minuit, les enfants trouvaient traditionnellement des petits cadeaux dans leurs souliers près de la cheminée. À Noël, 1886, Thérèse avait presque quatorze ans, et Louis a démontré sa fatigue et sa frustration en espérant à haute voix que ce serait la dernière année où cette coutume enfantine se déroulerait. Normalement, Thérèse aurait été profondément affectée par une remarque comme celle de son père. Céline a regardé avec pitié envers sa sœur, mais Thérèse n’a versé aucune larme. De manière imprévue, elle est allée avec joie vers la cheminée et a commencé à déballer ses cadeaux devant son père. La joie de Thérèse a aussi été transmise à Louis, qui a regardé pendant que sa fille a tout à coup surmonté des années de difficultés émotionnelles reliées à la mort de Zélie.

L’été suivant, Henri Pranzini a été trouvé coupable et a été condamné a la guillotine pour les viols et meurtres de deux femmes et d’une jeune fille à Paris. Pendant une Messe, Thérèse a été touchée par une image du Christ sur la Croix qui était imprimée sur une carte de prière. Elle a écrit plus tard qu’elle aurait voulu être au pied de la Croix pour attraper les gouttes de sang qui tombaient des plaies de Jésus. Ensuite, Thérèse s’est rappelée des paroles de Jésus sur la Croix, «J’ai soif». Bien sûr, Notre Seigneur a soif des âmes, même celles des impénitents comme Pranzini. Thérèse a vu l’assurance du salut de Pranzini comme sa première mission divinement inspirée. Quand son premier «enfant» a été donné la chance de parler avant son exécution, il a demandé le crucifix du prêtre, puis il a baisé chacune des plaies de Notre Seigneur. Thérèse a cru que cela était un signe de Dieu que Pranzini allait être sauvé. (cf. Ms. A, 46r°)

Thérèse était prêt à commencer sa «course de géant». (cf. Ms. A, 44v°) Elle était sans doute un géant spirituel et elle se préparait à entrer aux Carmélites, si seulement elle pouvait convaincre son père, son oncle, Isidore Guérin, l’évêque de Bayeux et de Lisieux, le Msgr. Flavien Hugonin, le Vicaire-Général, le Père Maurice Révérony, le supérieur carmélite, le Père Jean-Baptiste Delatroëtte, et même le Pape Léon XIII, de sa maturité et de sa sagesse, qui étaient remarquables pour une fille qui n’avait pas même quinze ans.

Louis a été assez facilement convaincu de la véracité de la vocation de Thérèse. Il avait pensé initialement qu’elle était jeune pour avoir un engagement de même, mais il a consenti à la volonté de Thérèse, lui donnant une petite fleur blanche qu’il avait cueillie. Son oncle était plus difficile à influencer, mais grâce aux prières de Thérèse et aussi de son oncle pendant quinze jours, Isidore Guérin a consenti le 22 octobre, 1887, à ce que Thérèse puisse entrer au Carmel. Le Père Delatroëtte était catégoriquement opposé à l’entrée de Thérèse, encore si jeune, au Carmel. Son seul espoir était de parler avec l’évêque. Louis s’est arrangé pour que Thérèse puisse rencontrer l’Évêque Hugonin, et l’a accompagné à Bayeux, à 70 km de Lisieux. L’une des photos les plus célèbres de Thérèse vient de cette occasion le 31 octobre, 1887. Thérèse avait attaché ses cheveux en haut pour paraître plus âgée devant l’évêque. Elle était d’une beauté ravissante, avec ses longs cheveux blonds et ses yeux bleu foncés. Le plus grand des enfants Martin, elle avait été appelée «la grande Anglaise» par quelques personnes à Lisieux.

Au sujet de son entrée au Carmel, Thérèse a reçu une réponse réservée de l’évêque, qui avait compris que sa vocation était vraie mais qui voulait parler en premier au Père Delatroëtte. Connaissant l’opposition du supérieur carmélite, Thérèse s’est trouvée incapable de retenir ses larmes. Néanmoins, l’Évêque Hugonin a suggéré à Thérèse d’aller à Rome en pèlerinage un mois plus tard pour la célébration du cinquantième anniversaire de l’ordination sacerdotale du Pape Léon XIII. L’assemblée pontificale se déroulera le 20 novembre, 1887. Léonie était entrée au couvent de la Visitation de Caen, où elle est restée jusqu’en janvier, 1888. C’était le second essai sans succès à la vie religieuse pour cette pauvre troisième fille Martin. Donc, commençant le 4 novembre, Thérèse et Céline sont allées à Rome avec leur père, Louis, qui s’était suffisamment guéri après sa première congestion cérébrale qui avait laissé un côté de son corps partiellement paralysé.

En route, Thérèse, Céline, et Louis sont passés par la Suisse, puis ont visité Milan, Venise, Bologne, Padoue, et Lorette. À la Santa Casa, la maison légendaire de la Sainte Famille que l’on pensait d’avoir été portée par des anges de Nazareth à Lorette, Louis a demandé à un prêtre de donner la communion à Thérèse et à Céline. Cela différait de la tradition de la Sainte Maison, où une seule large hostie était normalement gardée sur une patène pour qu’un prêtre puisse célébrer la Messe seul. Pour cette occasion, deux hosties supplémentaires ont été ajoutées et la Messe a été célébrée à l’intention des Martin, au ravissement de Thérèse et de Céline. (Ms. A, 59v°) Pendant le voyage, le Père Révérony, le représentant de la Diocèse de Bayeux et de Lisieux, regardait Thérèse de près. Le voyage a amélioré la compréhension qu’avait Thérèse des prêtres, qui, même en étant « [élevés] au dessus des anges» par leur «sublime dignité» (Ms. A, 56r°), sont des hommes faibles qui ont surtout besoin des prières des fidèles pour la protection de leurs âmes.

Thérèse se sentait naturellement mal à l’aise, surtout en pensant à l’audience pontificale à venir, et à la chance qu’elle allait parler avec le Pape. On était généralement interdit de parler avec le Pape pendant les audiences, de peur qu’on pourrait retarder la cérémonie, mais Thérèse avait été encouragée dans une lettre de Pauline reçue du Carmel de Lisieux. Pendant l’audience, Thérèse était prête à obéir la demande de s’agenouiller, de donner un baiser au pied et à la bague du Pape, et ensuite d’attendre les instructions de se lever et de retourner à son siège, mais Céline, attendant derrière Thérèse, l’a dit à voix basse, «Parle!» (Ms. A, 63r°) Donc, Thérèse a demandé au Pape de permettre son entrée au Carmel à l’age de quinze ans. Le Pape a répondu, «Eh bien, mon enfant, faites ce que les supérieurs vous diront.» Thérèse a renouvelé sa demande, à laquelle le Pape a répondu ensuite, «Vous entrerez si le bon Dieu le veut.» Thérèse, des larmes commençant à apparaître aux yeux, a alors été portée par des gardes pontificales à une autre chambre. Même en étant décue, Thérèse a connu la joie en retour à Lisieux. Elle savait ce qu’était la volonté de Dieu, et elle avait aussi le soutien presque unanime des Soeurs carmélites de Lisieux. Au pied du Mont Vésuve à Pompéii, où une excavation recommençait à la fin de la 19e siècle après une éruption volcanique avait enseveli la ville en l’an 79 après J.-C., Thérèse a réfléchi que Dieu pourrait produire l’impossible. Dieu est si puissant que, dans les paroles du psaumiste selon Thérèse, Il «regarde la terre et la fait trembler, [et Il] touche les montagnes et les réduit en fumée.» (Ps. 103,32; Ms. A, 64v°)

Le 28 décembre, 1887, l’Évêque Hugonin a écrit à Mère Marie de Gonzague qu’elle avait reçu la permission d’admettre Thérèse au Carmel, mais que son entrée serait différée jusqu’au 9 avril, 1888, après Pâques. Pendant les mois suivants, Thérèse a pratiqué le vertu et le sacrifice avec encore plus de dévotion qu’avant. À Noël de 1888, trois jours avant que Thérèse a reçu sa lettre d’admission, aucune nouvelle n’était arrivée à propos de l’entrée de Thérèse au Carmel, bien qu’elle allait quotidiennement à la poste avec Louis pendant plusieurs semaines. Thérèse est arrivée aux Buissonets après la Messe de minuit. Sentant le découragement de sa soeur, Céline avait placé un navire modèle dans un bassin. Sur la voile du «petit» navire, elle avait inscrit un passage de la Cantique des Cantiques: «Je dors, mais mon coeur veille», (Ct. 5,2) et sur la voile il était écrit «Abandon!» (Ms. A, 68r°)

Le jour où Thérèse est entrée au Carmel, Louis s’est mis à genoux et, des larmes aux yeux, a donné sa bénédiction à sa fille. Le même jour, Céline a refusé une demande de mariage. Les premières années de Thérèse au Carmel étaient difficiles. Ses deux soeurs, Marie et Pauline, vivaient dans le même monastère, mais la vie religieuse dictait une certaine séparation entre elles. Les hivers initiaux étaient froids, et le monastère n’était pas chauffé. À la fin de 1891, le Mère Geneviève de Ste. Thérèse, qui avait fondé le Carmel de Lisieux il y avait 53 ans et que son nom a été adopté plus tard par Céline, le soeur de Thérèse, est morte suite à une épidémie d’influenza. Thérèse a pu voir la face d’une Carmélite qu’elle avait appelée une sainte. C’était différent de la mort de sa mère il y avait 14 ans, où Thérèse, là âgée de quatre ans et demi, a presque été trop petite pour voir dans le cercueil ouvert…(Partie trois à suivre…)

WRS

Ste. Thérèse de Lisieux Partie 1- Sa famille

8 Nov

Ste. Thérèse de Lisieux a été appelé «le meilleur guérisseur des temps modernes» par le Pape Pie XII, et «le meilleur saint des temps modernes» par le Saint Pape Pie X. Comme a constaté le Pape Jean-Paul II dans sa lettre apostolique Divini Amoris Scientia (La science de l’amour divin) dans laquelle il a déclaré Sainte Thérèse un Docteur de l’Église, Ste. Thérèse de Lisieux est un modèle pour les religieux et religieuses, pour les contemplatifs et contemplatives, pour les femmes, et pour les jeunes personnes.

Voici la version française de la première partie sur trois de ma présentation sur Ste. Thérèse, qui raconte la jeunesse de ses parents jusqu’à la mort de sa mère. Ste. Thérèse de Lisieux, co-patronne des missionnaires et de la France, prie pour nous…

«La charité me donna la clef de ma vocation. Je compris que si l’Église avait un corps, composé de differents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l’Église avait un Coeur, et que ce Coeur était brûlant d’Amour. Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Église, que si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang… Je compris que l’Amour renfermait toutes les vocations, que l’Amour était tout, qu’il embrassait tous les temps et tous les lieux…en un mot qu’il est Éternel!…

Alors dans l’excès de ma joie délirante je me suis écriée: O Jésus mon Amour…ma vocation enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour!» (Ms. B, 3v°)

«L’histoire printanière (de la) petite Fleur blanche» (Ms. A, 2r°) a commencé le soir du 2 janvier, 1873. Là, au numéro 36, rue Saint-Blaise, dans la petite ville d’Alençon en France, le neuvième enfant de Marie-Azélie (Zélie) et de Louis Martin est né. Elle était nommée Marie-Francoise-Thérèse. Mais Dieu, qui sur son livre inscrit tous les jours qui nous sont destinés, avant qu’aucun d’eux n’existent encore (cf. Ps. 139:16), avait planté la graine de cette Sainte importante bien en avance du jour de sa naissance.

Les deux parents de Thérèse avait discerné la vie religieuse, mais la mauvaise santé de Zélie et, pour Louis, sa jeunesse et sa manque de connaissance du Latin, ne la leur ont pas permis. Louis-Joseph-Aloys-Stanislaus Martin est né le 22 août, 1823, dans un camp militaire près de Bordeaux. Il était le troisième des cinq enfants de Marie-Anne-Fanie (née Boureau) et du Capitaine Pierre-François Martin. La famille Martin déménageait souvent à cause de sa mode de vie militaire, donc la cérémonie de baptême de Louis n’a été completé qu’en octobre, 1823. Assistant à la cérémonie, l’Évèque de Bordeaux a declaré que Louis était «prédestiné».

Juste après le trentième anniversaire de Louis, le dernier de ses frères et soeurs est décédé. En 1843, a l’âge de 20 ans, Louis a voyagé à l’Hospice du Grand Saint-Bernard dans les Alpes suisses, mais là les Augustiniens l’ont refusé l’admission. Louis est retourné chez lui en portant une petite fleur blanche comme souvenir du pélérinage. Après un an d’études en Latin, il a decidé de devenir un horloger, puis il a étudié ce métier à Rennes sous la direction du cousin de son père. Louis a ensuite déménagé à Alençon en Normandie, où son horlogerie a bien réussi.

La ville tranquille d’Alençon était parfaite pour Louis Martin, qui assistait régulièrement à la Messe de 5h30 avant d’ouvrir son atelier. Un prêtre l’avait dit qu’il pouvait laisser une porte de côté ouvert à son horlogerie le dimanche, mais Louis refusait de faire la commerce le jour du Seigneur. M. Martin aimait la solitude. Ses activités préférées était la pêche aux truites et la chasse de temps en temps, d’où il pouvait contempler Dieu et sa creation. En plus, Louis donnait généreusement aux pauvres, et il envoyait souvent sa pêche du jour aux Clarisses, qui habitaient un monastère à Alençon.

En 1857, Louis Martin, qui n’avait pas encore considéré le mariage, ce qui augmentait la consternation de sa mere, a acheté une maison appelée «la Pavillon». Peu de temps après cela, il est tombé amoureux avec Zélie Guérin, une étudiante de dentellerie agée de 26 ans. Louis et Zélie se sont mariés seulement trios mois plus tard, le 13 juillet, 1858.

Comme son époux, Zélie avait songé à la vie religieuse, mais à cause de ses difficultés respiratoires et de ses maux de tête persistents, elle a été refuse par les Soeurs de la Charité de Saint Vincent de Paul. Le désir de Zélie de devenir une religieuse avait une précédence dans sa famille: sa soeur ainée, Marie-Louise, est devenue une Soeur de la Visitation au Mans à l’age de 29 ans en 1858, sous le nom de Soeur Marie-Dosithée.

Marie-Azélie Guérin avait aussi un frère, Isidore, qui est né dix ans après elle. Isidore, qui était très intelligent, est devenu étudiant en medicine à Paris avant d’avoir acheté une pharmacie à Lisiux dont le propriétaire était son beau-père eventual, Pierre Fournet. En 1866, pendant la même année où il a acheté la pharmacie, Isidore s’est marié avec Céline Fournet, la fille de Pierre. Céline et Isidore Guérin ont eu deux filles, Jeanne et Marie, qui étaient cinq et trios ans plus agées que Thérèse, respectivement. Thérèse aimait surtout ses deux cousines germaines, dont une allait aussi devenir carmélite à Lisieux…

Zélie, la mere de Thérèse, est née à Saint-Denis-sur-Sarthon le 23 décembre, 1831. Son père, aussi nommé Isidore, qui avait 42 ans quand sa deuxième fille est née, était un policier, et sa mere, Louise-Jeanne Guérin (née Macé), 27 ans, travaillait à domicile. Plus tard, elle a ouvert un petit café. Zélie, son frère, et sa soeur ont été élevés strictement. Les possessions matériels leur ont été limités. Isidore montrait plus d’affection envers ses enfants que Louise-Jeanne, mais les deux parents avaient une foi vive et un grand amour pour leurs filles et pour leur fils.

En 1844, la famille Guérin a déménagé à Alençon, où Zélie, à 13 ans, a été inscrite dans l’école de l’Adoration Perpétuelle. Plus tard, Zélie a écrit que sa jeunesse avait été triste. Sa mauvaise santé a aggravé cette situation. Néanmoins, Zélie réussissait bien dans ses cours, surtout en composition et en style.

Après avoir été refuse l’entrée par les Soeurs de Saint Vincent de Paul, Zélie a prié por que Dieu la donnera des «petits saints» qui lui seraient consacrés. Zélie a reçu la première réponse à ses prières la Fête de l’Imaculée-Conception, le 8 décembre 1851. Dans une rêve, la Vierge Marie a conseillé Zélie d’apprendre à fabriquer la dentelle du Point d’Alençon. Cela était une oeuvre minutieuse, mais Zélie l’a appris rapidement. Elle a fondé son propre enterprise, qui employait à son apogee environ 15 femmes. Notre Dame l’a rendu visite de nouveau en avril, 1858, quand Zélie a passé un home sur le pont Saint-Léonard à Alençon. Une voix a declare à Zélie: «C’est lui que j’ai prepare pour toi.»

Puis, Zélie s’est mariée avec Louis Martin, l’homme qu’elle avait vu sur le pont. Pendant près d’un an, Louis et Zélie ont vécu un mariage célibataire, suivant l’exemple des Saints Marie et Joseph. Leur confesseur, ayant vu la devotion avec laquelle, pendant la première année de leur marriage, ils avaient pris soin d’un garcon de cinq ans dont le père était décédé, a recommandé à Louis et à Zélie d’essayer à élever leurs propres enfants. Le 22 février, 1860, le premier de leurs neuf enfants sur une période de 13 ans leur est né. Cinq d’entre eux ont survécu l’enfance. Marie était la plus chérie de Louis. Plus tard, Thérèse faisait référence à sa soeur ainée et marraine baptismale comme le premier de neuf lys (représentant les neuf enfants Martin) sur lesquels repose la voile de Ste. Véronique qui porte l’image de la Face de Jésus, «le lys sans nom». (LT 102)

Le 8 décembre, 1860, le neuvième anniversaire de sa première rencontre avec la Vierge Marie, Zélie a prié pour un deuxième enfant. Presque exactement neuf mois plus tard, le 7 septembre, 1861, Marie-Pauline est née. Elle est devenue la fille Martin la plus ouvertement religieuse, sauf peut-être Thérèse, et elle était la première à devenir carmélite à Lisieux le 2 octobre, 1882. Une troisième fille, Marie-Léonie, est née le 3 juin, 1863. Contrairement à ses deux soeurs ainées, Léonie a lutté contre la mauvaise santé dès le début da sa vie. Elle avait été donné peu de chance de survie. Pendant ses premiers seize mois de vie, Léonie a été couvert par l’exzéma, ce qui augmentait sa susceptibilité aux infections. Elle a aussi souffert une crise de rougeole entraînant des convulsions, et des problèmes neurologiques par la suite.

La quatrième fille, Marie-Hélène, qui est née le 13 octobre, 1864, était en meilleure santé que Léonie, mais l’entreprise de dentelle et quatre enfants en quatre ans avaient commencé à affaiblir Zélie. Donc Zélie s’est trouvé incapable d’allaiter Hélène, et elle l’a envoyé chez Rosalie Taillé, une nourrice qui habitait une humble maisonette de ferme à Sémallé, à 9 km d’Alençon. L’année suivante, Zélie a consulté un médecin à propos d’une enflure douloureuse à son sein. Le médecin, pour des raisons inconnues, a decide contre une operation immediate. D’ailleurs, l’état de santé de Zélie a semblé de s’améliorer, donc son enflure au sein a passé sans detection pendant onze ans…

Pendant ce temps, Louis et Zélie ont continue de prier pour un fils qui deviendrait peut-être un prêtre. Il semblait que leur souhait s’était realisé avec la naissance Joseph-Louis le 20 septembre, 1866. Cet enfant était le plus fort à la naissance depuis Marie, mais il a éventuellement été frappe par l’entérite et il est mort subitement le 14 février, 1867. Zélie était convaincue que son fils était allé au Ciel, mais sa mort et celle de son beau-père un an et demi avant l’ont accablée de chagrin. Six jours avant Noël en 1867, un deuxième fils, Joseph-Jean-Baptiste, est né. Il a été baptize à sa naissance à cause de sa pauvre santé. Encore une fois, Rosalie Taillé a servi comme nourrice, mais trois mois de bronchite récurrente suivi de l’entérite ont entraîné la mort de ce deuxième fils le 24 août, 1868. Ainsi, Dieu l’a pris des bras de Zélie pour lui faire part de son amour au Ciel. Les quatre enfants Martin étaient encouragés de prier pour l’intercession de leurs frères décédés. Donc, Hélène, qui avait souffert d’une infection à l’oreille, a été guéri seulement cinq semaines après la mort de Joseph-Louis.

Les Martin sont devenus endeuillés de nouveau quand le père de Zélie est mort seulement deux semaines après le décès de Joseph-Jean-Baptiste. Leur tristesse a été attenué par la naissance de Marie-Céline le 28 avril, 1869. Cet septième enfant était aussi de mauvaise santé, et la non-disponabilité de Rose Taillé pour l’allaiter a ajouté à l’inquiétude de Louis et de Zélie, mais Céline, une fille précoce mais aussi introvertie, a survécu. Hélène, au contraire, est devenue malade rapidement et elle est morte le 22 février, 1870. Sa mort a affecté ses parents encore plus que celles de leurs deux fils, surtout parce que Hélène avait vécu pendant cinq ans en assez bonne santé. Aussi, Léonie, qui avait un tempérament difficile en plus de ses propres problèmes de santé, avait perdu soudainement sa compagne naturelle parmi ses soeurs.

Une autre fille, Marie-Mélanie-Thérèse, est née le 16 août, 1870, mais elle est morte le 8 octobre, agée de deux mois. Zélie a continué à prier pour un autre fils, mais son neuvième enfant était une autre fille, Marie-Françoise-Thérèse. Elle était aussi d’une santé délicate, et Rose Taillé a encore servi de nourrice. Thérèse a été baptizée le 4 janvier, 1873. Les plans de Dieu étaient différents de ceux de Louis et de Zélie, pour des raisons qui se révèleraient encore plus tard…

La benjamine des Martin est devenue un enfant plein d’entrain et elle était souvent obstinée. Zélie la caractérisait comme étant au moins aussi intelligente que Céline. Dans ses letters de ce temps écrites à Marie et à Pauline, qui étaient pensionnaires à la Visitation à Caen, à 70 km d’Alençon, Zélie mettait en contraste la timide Céline avec Thérèse, sa fille plus animée qu’elle appelait «le petit lutin». (Ms. A, 4v°) Thérèse avait développé un fort sens de la moralité et de la valeur des oeuvres de bonté pratiques. Si elle avait craint d’avoir fait du mal, par exemple quand elle avait poussé Céline ou quand elle avait déchiré un petit morceau de papier peint elle s’élancerait pré-emptivement dans les bras de Louis en lui demandant pardon et en promettant de ne jamais répéter le meme erreur. (Ms. A, 5v°) Thérèse mettait parfois la patience de ses parents à l’épreuve, comme aux occasions où elle appelait vers Zélie à partir de l’escalier, «Maman!» Là, Thérèse attendait la réponse de sa mère avant d’avancer ou de reculer d’une marche. Le jeu se répétait jusqu’à ce que Thérèse atteignait le haut ou le bas de l’escalier, qui avait environ quinze marches.

Thérèse a aussi démontré une maturité spirituelle étonnante, malgré sa jeunesse. Quand Thérèse n’avait que quatre ans, Céline lui a demandé comment un Dieu si grand et puissant pouvait se mettre dans une si petite hostie pour être reçu pendant la Communion. Thérèse a répondu simplement mais profondément que Dieu fait «tout ce qu’il veut!» (Ms. A, 10r°) Une autre fois, en accompagnant Zélie dans le jardin, Thérèse s’est exclamée: «Oh! que je voudrais bien que tu mourrais, ma pauvre petite Mère!» Zélie, qui souffrait d’un cancer au sein avancé sans que Thérèse le savait, a commencé à gronder Thérèse, lui demandant pourquoi elle dirait une telle chose. Thérèse a répondu avec une logique enfantine: «C’est pourtant que tu ailles au Ciel puisque tu dis qu’il faut mourir pour y aller.» Zélie racontait que Thérèse répétait la même chose à son père, élicitant la même réaction effrayée que celle de sa mère «quand elle (était) dans ses excès d’amour!» (Ms. A, 4v°)

Quatre mois après la mort de sa soeur, Marie-Louise (la tante de Thérèse, une Visitandine connue sous son nom religieux, Soeur Marie-Dosithée), de la tuberculose, Zélie est aussi entrée dans la vie éternelle. Pendant les semaines suivant la mort de sa femme à l’age de 46 ans le 28 août, 1877, Louis ne l’a Presque jamais quitté. Le matin après la mort de Zélie, Thérèse, agée de quatre ans et demi et à peine assez grande pour voir à l’intérieur du cerceuil ouvert, a été apportée pour voir sa mère une dernière fois. Parmi les filles Martin, la mort de Zélie a le plus profondément affecté Céline et Thérèse. Cette dernière qui, à deux ans, s’est échappée de chez elle en courant pour rejoindre ses parents à la Messe de 5h 30, est devenue reserve et enclin à des accès émotionnels Elle pleurait souvent, et ensuite elle pleurait parce qu’elle avait pleuré. En contraste, Céline, qui était plus introspective avant la mort de Zélie, est devenue de plus en plus de libre esprit, prenant le role de «petit lutin» que Thérèse avait auparavant. (Deuxième partie à suivre…)

WRS