Ste. Thérèse de Lisieux Partie 3- J’entre dans la vie

2 Jan

On voit dans cette conclusion de ma série d’articles sur la vie de Ste. Thérèse le vertu, l’amour, et la sainteté également étonnants de Thérèse de Lisieux, mais aussi on voit son humanité émouvante qui nous donne la chance de faire partie de son histoire, ce qui fait partie de notre propre histoire chrétienne. C’est une histoire qui comprend nos joies et nos douleurs, tout en relation avec Dieu et sa création. Dès le début de sa vie carmélite, Ste. Thérèse a vécu cette souffrance et cette joie, souvent ensemble. Elle est morte jeune et reste de nos jours un personnage écclésial populaire mais aussi souvent mécompris.

…Depuis le début de novembre je n’ai pas pas pu écrire d’article ici. Je viens de finir mon cinquième cours en philosophie (cela en Philosophie greque et la tradition chrétienne), auquel j’ai très bien réussi. Ensuite, j’ai reçu des nouvelles que j’avais été envoyé comme l’associé aux Pères Basiliens, l’ordre religieux auquel j’appartient, a Cali, en Colombie, pendant près de six mois à partir du 5 janvier, 2008 (J’y vais dans 4 jours!). Je vous demande vos prières et je prierai pour vous aussi, peuple de Dieu, pendant que j’accomplis cette prochaine étape dans ma formation pour éventuellement devenir prêtre.

Les premières tâches de Thérèse au Carmel étaient le lavage et le balayage des planchers. Le balayage était plus difficile, surtout quand Thérèse rencontrait des toiles d’araignée; elle avait horreur des araignées. Thérèse a perservéré en dépit de cela et de la maladie de son père qui s’empirait. Des crises cérébrales successives avaient entraîné Louis vers la démentie. Deux mois après l’entrée de Thérèse au Carmel, Louis est disparu de Lisieux, mais il a été retrouvé par Céline et par Isidore Guérin au Havre, à 60 km de chez lui. Les crises cérébrales de Louis ont recommencé en août, 1888, différant donc la prise d’habit de Thérèse. Elle a pris l’habit le 10 janvier, 1889; elle avait tout juste seize ans. Louis a pu participer à la cérémonie, et Thérèse s’est aussi rappelée de la neige pure blanche qui tombait dehors qui était de la même couleur de son habit de novice. Thérèse, avec son amour de Dieu et de Sa création humaine qui était aussi pur que la neige fraîche, a ajouté «et de la Sainte-Face» à son nom religieux. Le nom additionel était un moyen de s’en souvenir de la promesse de Dieu qui allait s’accomplir, même si Thérèse a passé la plupart de sa vie carmélite en obscurité, remplissant les moindres tâches avec un amour surpassant, bien que le Ciel se voyait au mieux en obscurité. (1 Cor. 13,12)

La santé de Louis a continué à diminuer. Céline voulait aussi devenir Carmélite, mais elle est restée avec Léonie chez-elle pour soigner leur père. Louis a été hospitalisé au Bon Sauveur de Caen jusqu’à ce qu’il est devenu immobile dans une chaise roulante. Pendant cette humiliation, l’esprit de Louis est devenu impuissant comme celui d’un enfant, et Céline et Léonie ont souffert avec lui. Thérèse a écrit plusieures lettres à ses soeurs à l’extérieur du Carmel pendant ce temps, leur rappelant de sa compassion pour elles et pour Louis malgré des suggestions que Louis avait été abandonné par ses filles carmélites. Thérèse a écrit notablement qu’«une journée…passée sans souffrance est une journée perdue». (LT 47) Quand Louis est retourné à Lisieux en 1892 pour y terminer sa vie terrestre, Céline a pris le rôle d’infirmière. Elle poussait souvent la chaise roulante de Louis dans le jardin de la Musse, la propriété des Guérin près de Lisieux. Louis Martin a été apporté au monastère pour y visiter ses trois filles carmélites une dernière fois le 12 mai, 1892. Là, il a chuchoté à peine les mots «au Ciel». (Thérèse of Lisieux, Œuvres Complètes, Chronologie, p.1491) Deux ans plus tard, il a été complètement paralysé par une nouvelle crise cérébrale. Louis a reçu l’Extrème Onction le 27 mai, 1894. Il a souffert une grande crise cardiaque dix jours après cela, et il est mort en paix le 29 juillet, 1894, âgée de 70 ans. Thérèse a écrit que la mort de Louis l’a permis de monter vers l’union éternel avec Dieu, et que pour elle-même la phrase de la Prière du Seigneur, «Notre Père, qui êtes aux Cieux», a eu une encore plus grande signification. (cf. Ms. A, 75v°)

Céline a ainsi notifié ses soeurs carmélites de la mort de Louis: «Papa est au Ciel». Thérèse a écrit plus tard que «Dieu (l’avait) donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre.» (LT 261) Ces mots sont inscrits au dessus des tombeaux de Zélie et de Louis derrière la Basilique Ste. Thérèse à Lisieux. La cause jointe de la canonisation de Zélie et de Louis Martin a été ouverte en 1960, et les parents de Thérèse ont été déclarés Vénérables par le Pape Jean-Paul II le 26 mars, 1994. Un miracle attribué à leur intercession est requis pour leur béatification, et deux miracles sont nécessaires pour leur canonisation.

Le 14 septembre, 1894, suivant la mort de Louis, Céline est entrée au Carmel sous le nom de Soeur Geneviève de la Sainte-Face (éventuellement elle a été renommée Soeur Geneviève de Ste. Thérèse). Elle a pris plusieurs pièces de son équipement de peinture et de photographie avec elle. Donc, Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus reste le saint le plus photographié jusqu’à nos jours. Une cousine, Marie Guérin, est aussi entrée au Carmel, prenant le nom de Soeur Marie de l’Eucharistie le 15 août, 1895. Les Soeurs Geneviève de la Sainte-Face et Marie de l’Eucharistie étaient deux des cinq novices confiées à Thérèse, qui était maîtresse des novices en tout sauf le titre. Elle s’est renoncée à son droit aux positions officielles pour répondre aux soucis que les quatre soeurs Martin et leur cousine pourraient exercer trop d’influence dans la communauté.

En 1894 et 1895, Thérèse a écrit et a joué le rôle principal dans deux pièces de théâtre à propos de la Bienheureuse Jeanne d’Arc (canonisée en 1920), «La mission de Jeanne d’Arc, ou La bergère de Domrémy écoutant les voix», suivie de «Jeanne d’Arc accomplissant sa mission». Faisant voeu d’obéissance à Jésus, à Marie, à Joseph, et à Mère Agnès de Jésus (sa soeur, Pauline, qui était devenue prieure), Thérèse a écrit son premier manuscrit autobiographique entre janvier, 1895, et janvier, 1896, sur la demande de Mère Agnès, qui avait aperçu que Thérèse partageait plusieurs souvenirs de son enfance et a donc demandé à Thérèse d’écrire ses récollections dans un simple cahier ligné. En plus, en 1895, Thérèse s’est offerte spontanément à l’Amour Divine, une force si grande que cela peut conquérir tout pêché, comme un braisier consomme une goutte d’eau. (cf. Ms. C, 36r°; Pri 6, 1v°/2r°)

Soeur Marie du Sacré-Coeur, la soeur aînée de Thérèse, a demandé a Thérèse de rédiger par écrit sa doctrine d’enfance spirituelle et de confiance complète en Dieu. Le récit résultant est devenu le Manuscrit B de sa future autobiographie. Thérèse l’a écrit en septembre, 1896, pendant sa retraite annuelle pour l’anniversaire de sa profession. Ce serait la dernière retraite de même pour Thérèse, qui avait commencé à souffir de la tuberculose. Entre le Jeudi Saint et le Vendredi Saint de 1896, Thérèse a craché le sang pour la première fois. Elle a interpreté cela comme le premier appel de Dieu qui l’acceuillait au Ciel: «C’était comme un doux et lointain murmure qui m’annonçait l’arrivée de l’Époux.» (Ms. C, 5r°)

Le premier signe concret de la tuberculose a été revélé beaucoup plus tard. Pour plusieurs mois, Thérèse a accompli ses fonctions ordinaires sans se plaindre, en dépit de son toux et de sa fièvre élevée. Elle a fait correspondance avec deux prêtres missionnaires, le Père Adolphe Roulland et l’Abbé Maurice Bellière, qui avaient des difficultés en discernant leurs vocations, et Thérèse a aussi écrit son troisième manuscrit autobiographique, une chronique de sa vie religieuse qui allait être utilisée comme une longue nécrologie, ou circulaire, selon la coutume pour honorer les Carmélites décédées. Quand elle a été portée à l’infirmerie le 8 juillet, 1897, le Manuscrit C a été laissé inachevé. Les dernières pages avaient été écrites au crayon parce que Thérèse était trop faible pour tremper un stylo dans l’encre. Comme tous ses manuscrits autobiographiques, le troisième s’est terminé avec le mot «amour». Les dernières lettres notées de Thérèse ont été écrites à l’Abbé Bellière, qui, en août, 1897, a été dit que Thérèse n’avait qu’un mois à vivre. Thérèse, infirme, l’a écrit, «Je ne meurs pas, j’entre dans la vie.» (LT 244)

Les souffrances physiques de Thérèse ont peut-être été dépassées par sa déteresse spirituelle. Elle avait du mal àvoir la gloire du Ciel. Ses écrits et ses paroles compilés par Mère Agnès de Jésus (Pauline) et intitulés les Derniers Entretiens communiquent un espoir à la vie éternelle de laquelle Thérèse se sentait à grande distance. Thérèse de Lisieux est morte en agonie le 30 septembre, 1897. Elle est morte seule comme le Christ sur la Croix: «Mon Dieu…Pourquoi m’avez-vous abandonné?» (Mathieu 27,46) En hoquetant, Thérèse a dit ses derniers mots: «Mon Dieu, je vous aime!» (CJ 30.9) Elle s’est levée la tête de l’oreiller pour environ le temps nécessaire pour réciter le Crédo avant de retomber et de prendre son dernier souffle. Elle a maintenu son sourire angélique, et elle tenait son crucifix si fort qu’il avait besoin d’être arraché de ses mains après sa mort pour préparer son corps pour l’enterrement. (cf. CJ 30.9, notes de Mère Agnes de Jésus)

Thérèse, qui a été canonisée le 17 mai, 1925, devant 60 000 pélerins à Saint-Pierre-de-Rome, a promis qu’elle allait «passer (son) Ciel à faire du bien sur la terre» (CJ 17.7), et sa mission continue. Léonie est entrée aux Soeurs de la Visitation pour de bon en 1899. Elle est morte en 1941, puis elle est devenue le quatrième membre de la famille Martin, après Ste. Thérèse et les parents, Louis et Zélie, à être soit canonisé, soit à être en voie de canonisation. Mère Marie de Gonzague a écrit dans le registre du Carmel de Lisieux après la mort de Thérèse: «Les neuf ans et demi que [Thérèse] a passé avec nous laisse nos âmes resplendissantes avec les plus beaux vertus avec lesquels la vie d’une Carmélite pourrait être remplie. Une modèle parfaite d’humilité, d’obéissance, de charité, de prudence, de détachement, et de dévotion, elle a accompli la tâche difficile de maîtresse des novices avec une sagacité et une affection que rien ne pouvait égaler sauf son amour pour Dieu.»

Le 17 octobre, 2007, a été le dixième anniversaire de la proclamation de Ste. Thérèse de Lisieux comme le trente-troisième Docteur de l’Église par le Pape Jean-Paul II. Dans sa lettre apostolique «Divini Amoris Scientia» («La science de l’Amour Divin»), ce pape a reconnu l’universalité du message et de la doctrine de Ste. Thérèse: «Sa personne, son message évangélique de la ‘petite voie’ de la confiance et de l’enfance spirituelle ont reçu et continuent de recevoir un accueil surprenant, qui a franchi toutes les frontières…La force de sa doctrine vient de ce qu’elle montre concrètement comment toutes les promesses de Jésus trouvent leur plein accomplissement dans le croyant qui sait accueillir avec confiance en sa vie la présence salvatrice du Rédempteur.»

Je suis témoin à l’influence que l’intercession de «la plus grande Sainte des temps modernes», selon le Pape Pie X, a eu sur ma propre vie et discernement vocationnel. On demande que Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face continue à veiller sur nous et à prier pour nous. Nous le demandons au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Je souhaite à tout le monde une bonne année 2008. D’ailleurs, aujourd’hui est le 135e anniversaire de la naissance de Ste. Thérèse de Lisieux et aussi le jour de fête du patron de mon ordre religieux, la Congrégation de St. Basil (ou les Pères Basiliens). St. Basil le Grand et St. Grégoire Nazianzen, priez pour nous…

WRS

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